POSTES VACANTS

 
 

- 1 Psychomotricien 0,40 ETP - CMP AUTUN

- 1 Infirmier PRISMe - AIGUE MARINE

- 1 Infirmier Nuit  PRISMe - OPALE

- 1 AMP/AES  - EHPAD

 
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Le CHS de Sevrey recherche notamment :

 

> des infirmiers(ères) à temps plein ou à temps incomplet
 

Recrutement en CDI

 

> des psychiatres et pédopsychiatres

 

cliquez sur le lien ci-dessous

www.fosps.com/docs/117_site.pdf

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Lettre ouverte des représentants du personnel 

du CHS de Sevrey à notre député

 

La grève intersyndicale suite à la fermeture du pavillon Gentiane ne visait pas à contester la fermeture

de Gentiane mais à sensibiliser l'opinion aux raisons de la fermeture de l’unité car cette décision était

une mesure de gestion locale nécessaire. 

Persévérer dans la même direction pendant la période estivale

aurait pu avoir des conséquences dramatiques pour le personnel. 

Pendant ce temps, le Ministre de

l’Intérieur pousse de hauts cris en dénonçant le « ratage psychiatrique ».

Lors de cette manifestation, 125 personnes se sont rassemblées devant l'hôpital, représentant 19 % des

agents en grève. En signe de protestation, une symbolique particulière a été utilisée : Gentiane a été «

enterrée » avec un cercueil. Cette grève était un mouvement intersyndical, impliquant tous les syndicats

de l'établissement, et la problématique de la fermeture d'unités concerne non seulement

l'établissement de Sevrey, mais aussi la psychiatrie dans tous les établissements nationaux.

L'objectif principal de cette démarche était de sensibiliser les médias, le préfet ainsi que l'ARS, à qui,

pour cette dernière, une lettre a été adressée. Cette grève avait pour but de mettre en lumière des

problèmes qui sont à la fois locaux, régionaux et nationaux, en mettant en avant les défis auxquels est

confrontée la psychiatrie.

En ce qui concerne la situation médicale, il est important de noter qu'il y a actuellement un déficit de 30

% de psychiatres dans les établissements de santé mentale publics à l'échelle nationale. Les efforts

déployés par la direction et la présidente de la CME pour recruter du personnel médical sont salués.

Par ailleurs, une problématique majeure réside dans le fait que l'internat de psychiatrie est de moins en

moins sollicité au niveau national. Bien que des informations aient été données au sujet d'une

augmentation du numerus clausus au sein des universités de médecine, il subsiste un manque de

données précises concernant cette augmentation réelle.

La répartition des internes en psychiatrie pose également problème dans la région Bourgogne, avec 80

% d'entre eux concentrés en Côte d'Or et seulement 20 % répartis sur les trois autres départements.

En outre, l’enseignement de la psychiatrie à Dijon ne semble pas être attractif, et cela se reflète dans le

nombre restreint de candidats pour l'internat de psychiatrie. À titre d'exemple, sur les quinze postes

offerts dans le cadre de l'internat de psychiatrie, seuls sept étudiants se sont portés candidats. Cette

situation est d'autant plus préoccupante que, contrairement à Dijon, tous les postes sont comblés à

Besançon.

L'initiative d'adresser un courrier à l'Ordre des médecins et au doyen de la faculté de médecine de Dijon

a également été prise pour soulever ces questions cruciales, dont l'ancienneté ne fait qu'accentuer

l'importance.

 

En ce qui concerne le personnel paramédical, il existe actuellement un déficit d'environ 22 infirmiers sur

l’établissement. Les départs à la retraite ne sont pas suffisamment compensés pour maintenir un effectif

adéquat.

Bien que le numerus clausus pour les infirmiers ait été augmenté au niveau national, environ 15% des

étudiants en soins infirmiers abandonnent leurs études, soit un taux trois fois plus élevé qu'il y a dix ans.

De plus, la profession infirmière a perdu de son attractivité. De nombreux infirmiers formés choisissent

de s'orienter vers des pratiques libérales, tandis que d'autres quittent complètement la profession pour

se tourner vers d'autres secteurs d'activité.

Sur le plan financier, la situation des établissements ne montre pas d'amélioration, principalement en

raison du budget de la sécurité sociale voté l'année précédente, qui est inférieur de 2 % à l'inflation.

Cela signifie que des mesures d'économie seront inévitables.

La fermeture des unités a des conséquences financières majeures, car cela implique des postes non

pourvus, entraînant une économie de 3 336 000 € en charges de personnel. A titre d’exemple, à l'EPSM

de Bourges, l'ARS a prévu un débasage de 4 millions d'euros, ce qui constitue un risque financier

supplémentaire. Il convient de noter que, pendant ce temps, l’établissement doit continuer à

rembourser ses crédits et emprunts.

La politique gouvernementale visant à réduire les hospitalisations pour des raisons de coût a conduit à

encourager les placements médico-sociaux en alternative. Le CHS de Sevrey a réagi dès 2016 en

mettant en place des solutions telles que la création d'une Maison d'Accueil Spécialisée (MAS) qui a

accueilli 60 patients, mais ces mesures restent insuffisantes car l'ARS favorise désormais

l'hospitalisation à domicile, financée par des fonds régionaux et gérée par des équipes mobiles comme

UPSIDOM. Cependant, UPSIDOM est uniquement présent dans l'agglomération de

Chalon-sur-Saône, laissant les régions périphériques du département sans accès à ces ressources en

raison de contraintes budgétaires. Il s’agit du virage ambulatoire, qui mérite le nom de « dérapage

ambulatoire ».

En effet, à l'hôpital de Sevrey, 10 000 patients sont suivis, et sur ces 10 000 patients, il reste aujourd’hui

250 lits, soit 2,5% de la population totale suivie. Parmi ces 250 lits, environ un tiers de ces patients

attend une place en MAS, Foyer d'accueil Médicalisé (FAM), ou EHPAD. Environ la moitié des journées

d'hospitalisation sont dédiées à des soins sous contrainte. Il s’agit donc, à priori, de patients présentant

généralement des troubles complexes, ce qui rend leur maintien à domicile peu envisageable.

Localement, une baisse des effectifs est constatée et cela entraîne des tensions à tous les niveaux

hiérarchiques, d’où la "violence institutionnelle." Cette situation ne découle pas de la nouvelle

direction.

Les négociations du Ségur 2, visant à obtenir des financements exceptionnels pour le personnel et

l'amélioration des conditions de soins, ont été longues, mais elles ont finalement abouti. Les

financements ont été alloués principalement pour la création de postes de personnel médical et

administratif, afin de soulager le travail des soignants et d'améliorer la gestion.

Il est donc essentiel de s'assurer que ces embauches et créations de postes, notamment les

titularisations, se déroulent rapidement pour soulager le personnel médical, infirmier, et tous les

soignants. L'objectif est de fidéliser et attirer des professionnels de toutes catégories, en organisant

des concours pour les secrétaires, psychologues, et les services techniques et logistiques. L'urgence de la

situation nécessite des actions immédiates, plutôt que d'attendre 10 à 15 ans pour former de nouveaux

psychiatres.

Il y a 20 ans, il y avait seulement 4 Unités pour Malades Difficiles (UMD) en France, alors qu'à ce jour,

on en recense 10, sans compter les USIP. Cette augmentation des UMD est un constat important à

 

considérer. Il est devenu courant d'orienter les patients difficiles vers ces unités, où ils peuvent

bénéficier d'une prise en charge adéquate grâce à un personnel spécialement formé. Malheureusement,

le Centre Hospitalier Spécialisé de Sevrey ne peut plus offrir les mêmes conditions en termes de

personnel dédié à ces patients. Il y a environ un an et demi, une situation difficile impliquant un patient

particulièrement violent a conduit à une action de grève visant à solliciter le transfert de ce patient vers

une UMD. Cette démarche révèle ainsi les extrémités auxquelles le CHS est parfois contraint d'arriver.

La loi qui règlemente les contentions et les isolements imposent de lourdes contraintes administratives

et son application s’avère très difficile avec les patients souffrant de pathologies archaïques, dont les

passages à l’acte violent sont nombreux, compte-tenu de l’état de sous-formation et de sous-effectif de

nos forces soignantes.

Notre hôpital se chauffe au gaz dont le prix a été récemment multiplié par 6, pénalisant lourdement

notre budget, devenu déficitaire et déjà largement engagé dans la reconstruction de la plupart de nos

bâtiments hospitaliers. En effet, contrairement à l’électricité, notre service public ne dispose pas de

bouclier tarifaire pour le gaz.

A Sevrey, le dialogue social reste difficile. Des décisions concernant le personnel sont retardées et

souvent non actées. De nouvelles contraintes sont introduites qui complexifient le fonctionnement de

l’hôpital

Enfin, à l’occasion de la grève suite à la fermeture de Gentiane, nous vous avions alerté, Mr le Député,

mais il n’a jamais été possible de vous rencontrer, malgré notre sollicitation. Ce n’est pas à l’occasion

d’une rencontre éclair de 3⁄4 heure avec nos directions et nos chefferies de pôle que nous pourrons

débattre avec vous de ce que vous pourriez faire pour la défense de notre service de santé public. C’est

pourquoi nous avons décidé de ne pas participer à cet évènement dont les fins nous paraissent surtout

médiatiques, d’autant plus que le budget de la Sécurité Sociale fraîchement voté par vos soins nous

contraint à encore plus d’économies. Il contribuera donc encore à aggraver la situation de l’hôpital.

Nous attendons toujours de votre part une véritable proposition de rencontre.

 

Sevrey, le 15 décembre 2023

 

Pour la CFDT,            pour la CGT,              pour FO,
 
   Elise MARTIN     Pierre DU MORTIER   Cyril FOLTRAN

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LE DOSSIER C.G.O.S 2024 EST EN LIGNE

OUVREZ VOS DROITS

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Contre la destruction de l’hôpital public, FO encore  et toujours mobilisée 

Info militante Publié mercredi 22 novembre 2023 par Chloé Bouvier et Ariane Dupré Manifestation FO Santé devant l’ARS Grand Est à Nancy le 16 novembre 2023. © FO Chu Strasbourg Hus  

Ce 16 novembre, à l’appel de FO et d’autres syndicats, les personnels hospitaliers se sont mobilisés pour  défendre l’hôpital public. Alors que le PLFSS, adopté par 49.3 en première lecture, prévoit de contraindre les  établissements à une économie de deux milliards d’euros, les agents, eux, sont déjà à bout. Dans un  rassemblement organisé à Paris devant le ministère de la Santé, ils ont témoigné de la dégradation de leurs  conditions de travail, qui impacte en premier lieu les patients. 

La météo aussi passe en 49.3, sourit un militant qui se réchauffe les mains sous son parapluie FO. Comme  plusieurs de ses camarades, il est venu ce jeudi 16 novembre protester contre la dernière attaque contre  l’hôpital public. On a organisé ce rassemblement dans le cadre de l’intersyndicale à la date où aurait dû être  voté le PLFSS, mais encore une fois, le gouvernement est passé en force par le 49.3, relate Didier BIRIG,  secrétaire général de la Fédération de FO des services publics et de santé. Et ce passage en force se traduit  par des chiffres effrayants : alors que l’hôpital public est déjà dans une situation plus qu’inquiétante, le  gouvernement demande une économie de plus de deux milliards d’euros.

Cela va se traduire par l’aggravation de la situation actuelle, l’offre de soins sera encore plus tendue, point  d’embauches supplémentaires, point d’ouverture de lits nécessaire pour désengorger les urgences, point de  moyens supplémentaires pour redonner de l’attractivité aux métiers hospitaliers; en d’autres termes ce  gouvernement continue à fragiliser et détruire lentement l’hôpital public, souligne FO Santé dans son  communiqué. 

Des professionnels à bout 

Une destruction que Chantal Decuyper a pu observer sur le long terme. Sous sa cape de pluie, la cadre  infirmière raconte : J’ai commencé le métier en 1980. C’était dur mais il y avait des bras et du matériel pour  les patients. Depuis plusieurs années, on constate la dégradation du service public : les soignants sont de  moins en moins nombreux et les lits disparaissent... Comme beaucoup, la militante espérait que le Covid  éveille les pouvoirs publics sur les problèmes de l’hôpital et le besoin urgent d’y répondre. Mais là, c’est  l’inertie complète. 

Du Covid, les soignants ont surtout hérité du passage à un rythme de travail en 12h, avec les risques accrus  d’arrêt de travail et de fatigue qu’il implique. On a vu que ce passage se fait aussi au détriment des conditions  de rémunération, souligne Jean-Emmanuel Cabo, secrétaire général de FO AP-HP. Avec le lissage de ces 12h,  chaque année, les soignants perdent jusqu’à 900 euros de salaires! 

Mais cette crise de l’hôpital est loin de concerner seulement les soignants. On est souvent les grands oubliés,  indique Billal Dahmani, agent administratif au sein de Centre hospitalier d’Argenteuil. Les rares annonces sur  les revalorisations salariales ne nous concernent jamais, il faut batailler pour être pris en compte. Pourtant,  et d’autant plus avec les logiques actuelles de regroupement d’établissements, On nous demande d’abattre  un travail de facturation de plus en plus important. Or, cela peut se traduire par des erreurs de saisie, des  dossiers bâclés, et un réel épuisement des professionnels. 

Les droits des soignants rognés 

Dans les hôpitaux, comme au Parlement, la tendance est au passage en force. Notre directeur général n’a  pas de 49.3, mais il ignore royalement les votes d’opposition des syndicats majoritaires. C’est ce pourquoi  nous sommes là aujourd’hui : pour défendre l’assistance publique une et indivisible, ainsi que son Statut,  relève Jean-Emmanuel Cabo de l’AP-HP. Il cite pêle-mêle la dernière attaque politique, celle de Valérie  Pécresse qui prévoit d’appliquer la loi 3DS. Cela se traduirait par une régionalisation accrue, et donc la casse  du Statut de fonctionnaire. À l’AP-HP, nous aurions ainsi des hôpitaux différents selon les départements. 

Le militant évoque aussi les récentes attaques sur les droits des soignants parisiens, dans le cadre des Jeux  Olympiques à venir. Nous avons le droit de poser 3 semaines de congés consécutives durant la période  estivale. Mais les directions poussent pour que nous ne les posions pas, arguant que nous serons payés plus  à l’été 2024. Mais c’est faux, seuls quelques hôpitaux sont concernés par cette mesure. La plupart ont surtout  peur de manquer de personnel durant l’été, comme c’est le cas chaque année. 

Mais les victoires existent et boostent le courage. Dernièrement, Force Ouvrière a obtenu que soit appliqué  l’article L722-1 du Code général de la Fonction publique. Celui-ci prévoit que les agents de l’Assistance  publique bénéficient de soins sur la présentation de leur fiche de paye. Après un an de pétition et de combat,  c’est enfin une victoire, se réjouit le militant. On doit se battre juste pour le respect de nos droits, peste  Natasha Chepitko, cadre infirmière et déléguée syndicale au sein du Grand Hôpital de l’Est Francilien (GHEF).  Entre les mauvaises conditions de travail et les faibles rémunérations, nos professions ne sont plus du tout  attractives. Il faut injecter des moyens pour que l’on puisse recruter des jeunes formés et motivés. Il en va  de la prise en charge des patients

Même sur les personnes âgées, ils veulent se faire du fric ! 

Pour l’instant, ce sont ces usagers qui pâtissent du manque de moyens affectés à l’hôpital. On continue à  dénaturer le service public, regrette amèrement Didier BIRIG. En pédopsychiatrie, le délai d’attente est de  18 mois. Vous vous rendez-compte ? Ce sont nos enfants que nous ne pouvons prendre en charge. Et ça,  dans la 5e puissance mondiale. 

Au sein du rassemblement, les militants évoquent leurs anecdotes, donc une liste interminable. Ici il est  question des urgences de Strasbourg saturées, où les malades attendent dans les ambulances sur le parking.  Là, on évoque les urgences fermées la nuit, dans une zone rurale. À l’AP-HP, ce sont 17 % des lits qui ont  fermé ces dernières années. Et ce taux monte à 22 % en gériatrie, commente Jean-Emmanuel Cabo. La  direction veut actuellement se débarrasser des soins longue durée, elle estime que cela coûte de l’argent.  Même sur les personnes âgées, ils veulent se faire du fric ! 

La santé à un coût mais elle n’a pas de prix 

Partout, le même constat sur la vision comptable de la santé publique partagée par les responsables  politiques. On dirait presque que l’on veut saboter l’hôpital public, souffle Chantal Decuyper. Cette vision  comptable est peu cohérente avec l’objectif de santé publique et de la qualité des soins. Il faut arrêter avec  cette politique de rentabilité des hôpitaux : la santé à un coût mais elle n’a pas de prix. martèle Natasha  Chepitko. 

Billal Dahmani, agent administratif, partage le même constat. On nous demande de se calquer sur le modèle  des cliniques privées. Lui observe qu’au sein des groupements, les secteurs se battent pour garder tel ou tel  patient, dans une logique économique de rentabilité plus que de santé. C’est une gestion d’entreprise,  grince-t-il. 

Pour des moyens à hauteur de l’enjeu 

Pour Force Ouvrière, la réponse ne peut être que politique, à travers la décision d’un grand plan Marshall  pour l’Hôpital. « Il faut prendre en compte le ratio entre soignants et soignés dans chaque structure, explique  Didier Birig. Alors que Par manque de personnel, on en vient à de la maltraitance institutionnalisée. Pour  éviter cela, il faut bien sûr, ainsi que le revendique FO, un recrutement massif d’agents et une revalorisation  salariale, pour rendre enfin attractives les carrières. Si le Ségur (signé à l’été 2020) a apporté aux agents, ses  mesures salariales ont été englouties depuis par l’inflation. Il y a donc des choses à faire, mais cela va coûter  de l’argent, prévient le secrétaire général de la SPS-FO. Au plan des moyens budgétaires de l’hôpital, FO  revendique un financement partant d’en bas, prenant en compte les besoins nécessaires de chaque  structure de santé afin de soigner dans les meilleures conditions. 

C’est pour les personnels, de plus en plus épuisés et souvent précaires, que les militants étaient au rendez vous, ce 16 novembre. Vu les faibles effectifs, ils ne peuvent faire grève et n’en ont parfois pas les moyens,  alors nous sommes là pour porter leur voix, soulignait Natasha Chepitko. Tous les militants craignent une  aggravation de la situation l’année prochaine. S’il n’y a pas d’avancées, que l’on ne donne pas les moyens  supplémentaires nécessaires pour ouvrir des lits, on continuera le mouvement, prévient Didier Birig. Et ce  pour établir un rapport de force, par rapport aux Jeux Olympiques. On ne s’interdit rien. 

Chloé Bouvier

Hôpital : quand le manque d’effectifs fait prendre des  risques aux patients 

Quand la crise de l’hôpital public a des incidences dramatiques sur la santé et même la vie des personnes  âgées. Pour les patients de plus de 75 ans, fragiles et nécessitant une assistance quotidienne, une nuit passée  ― faute de place ― sur un brancard aux urgences augmente de près de 40 % le risque de mortalité, révèle  une étude de l’AP-HP du 6 novembre, menée avec l’Inserm et les universités de la Sorbonne et de Rouen.  Réalisée en pleine épidémie de Covid et de grippe en décembre 2022, cette étude, baptisée « No bed night »,  a été menée dans une centaine de services d’urgence, auprès de 1 598 patients de plus de 75 ans. Elle atteste  ce que FO-Santé dénonce depuis longtemps : la fermeture de lits liée à la pénurie de soignants dégrade la  prise en charge des patients. Au risque d’en mourir pour les malades âgés : Si tous les patients avaient pu  être admis avant la nuit dans une chambre d’hospitalisation, 3 % des décès auraient pu être évités, assène  l’AP-HP. 

Une austérité mortifère 

Pour ces personnes âgées, les risques sont multiples : « ne pas dormir, ne pas avoir la surveillance suffisante  car les urgences sont surchargées et ne pas avoir de traitement toujours à temps », explique l’urgentiste  Yonathan Freund, l’un des coordinateurs de l’étude. L’AP-HP appelle à ce que l’objectif de « zéro lit  brancard » aux urgences devienne une priorité, un objectif de santé publique concernant les personnes  âgées. Pour l’instant, c’est hélas irréaliste alors que les moyens des hôpitaux sont toujours réduits. FO-Santé  appelait d’ailleurs à la grève le 16 novembre dans les CHU, pour dénoncer un PLFSS 2024 infligeant encore  « une économie de deux milliards d’euros aux hôpitaux ». 

Ariane Dupré

 

POSTE VACANT

1- Infirmier - PACS - NUIT - Edelweiss

délai de rigueur : 5 décembre 2023

Le 16 novembre 2023, à l’occasion d’une journée d’action nationale,

 

les salarié.es des secteurs du public et du privé se mobiliseront pour voir s’ouvrir de véritables négociations sur les revendications suivantes :

 

- Un plan urgent de formations pluridisciplinaire et le recrutement de professionnel.les supplémentaires en faveur de ratios d’encadrement permettant l’amélioration des conditions de travail des personnels et de la prise en charge des patient.es/ résident.es/ usagèr.es.
 
- La revalorisation générale des salaires se fondant sur l’augmentation du traitement de base et/ou le point.
 
- L’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
 
- Le renforcement significatif des moyens financiers alloués dans le cadre du PLFSS 2024 pour les établissements et les personnels, notamment une revalorisation importante de l’ONDAM afin de répondre aux besoins.
 
- L’arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits.
 
- De réelles mesures qui garantissent l’accès, la proximité et l’égalité de prise en charge pour la population sur tout le territoire.
 
- Le retrait de la nouvelle loi sur les retraites.
 
- La reconnaissance de la pénibilité de nos métiers pour un départ anticipé à la retraite et le maintien, l’élargissement de la catégorie active dans la Fonction Publique Hospitalière et son extension au secteur privé.
 
- Une protection sociale complémentaire de haut niveau avec l’amélioration, l’élargissement de l’article L722-1 des soins gratuits et l’amélioration de la prestation maladie du CGOS. 

CONGRES DIJON OCTOBRE 2023

mis à jour le 06/01/2024 07:07

 connexions : 193 003

LIENS UTILES

Force ouvriere:

www.force-ouvriere.fr/
 

FO Santé:

www.fosps.com/
 

LEGIFRANCE:

www.legifrance.gouv.fr/

 

VOS CONTACTS

 

Secrétaire :                     

Cyril FOLTRAN

(CMP Autun) 

 

Secrétaire Adjoint :

 

Philippe STACHURA 

(STT)

 

Trésorière :                    

Priscilla GOUTON

(CMP Autun)

 

Trésorier Adjoint :        

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(Colchique)

 

Archiviste :                     

Lucie ZIELINSKI

(Opale) 

 
 

Membres du Bureau :  

 

Rachel AINOUZ 

(Opale)

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(CMP Chalon)

 

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(UIMS)



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VOS 

REPRESENTANTS

 

CSE

Lucie ZIELINSKI

Cyril FOLTRAN

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Rachel AINOUZ

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F3SCT

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Philippe STACHURA

Cyril FOLTRAN

Loïc MANIEZ

Romain BREDOIRE

Rachel AINOUZ

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Priscilla GOUTON

CAPL N°2

Priscilla GOUTON

Alexandra AUBERT

 

CAPL N°4

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René XARRIE

 

CAPL N°5

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CAPL N°6

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CAPL N°7

Philippe STACHURA

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CAPL N°8

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CAPL N°9

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Commission de Formation

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Conseil de Surveillance

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